vendredi 31 août 2007

Son chien attaque un passant : il prend un an de prison ferme



L'avocat a qualifié la sanction de "sévère". Dans la nuit du 18 au 19 août, un jeune homme de 23 ans promène son boxer à proximité d'une résidence à Eaunes, en Haute-Garonne. Il y croise un autre propriétaire de deux petits chiens. Celui-ci lui demande de tenir en laisse son animal. Le jeune-homme lui répond par une gifle. D'autres résidents viennent aider l'agressé. Mais lors de l'altercation, l'un d'entre eux est mordu par le chien. "Le jeune homme a perdu ses moyens après avoir absorbé de l'alcool et consommé du cannabis", selon l'avocat du condamné, Raphaël Darribère.

En état de récidive légale pour des faits remontant à 2004 mais ne concernant pas son chien, l'homme a été condamné jeudi pour "des faits de violences avec armes par destination" ayant entraîné une interruption temporaire de travail de cinq jours sur un homme d'une quarantaine d'années, a indiqué Me Raphaël Darribère.

Il encourrait jusqu'à trois ans d'emprisonnement, une peine multipliée par deux avec la récidive légale. Le ministère public, qui avait requis deux ans de prison ferme, tout comme le tribunal, n'ont pas demandé la confiscation de l'animal, un boxer croisé labrador de 30 kilos. "Ce n'est pas un chien d'attaque. Ce n'était pas un chien dangereux et agressif", a précisé son avocat.

jeudi 30 août 2007

Un permis pour les chiens dangereux ?


La mort d'un bébé mordu par un chien relance la question de la règlementation des chiens de combats. Gilles Chanforan, vétérinaire, donne son avis. (source : libération)

Après la mort hier d'une fillette de 18 mois, mordue par un chien de race American staffordshire terrier à Epernay (Marne), Michelle Alliot-Marie demande l'interdiction de «certains croisements de chiens dangereux» avec une autre race qui le serait moins, citant comme exemple un «croisement de labrador avec un boxer». Elle n'envisage pas de changer la législation, rappelant qu'il y a déjà eu trois textes de loi en 1999, 2001 et 2007. Pour le vétérinaire Gilles Chanforan, interrogé par Libération.fr, la loi en vigueur est mal appliquée.

Comment éviter que ce type de drame ne se reproduise?
C'est un problème excessivement difficile à régler. Pour une raison simple: on ne peut pas empêcher les gens d'avoir un chien dangereux. Quelle que soit la législation, certaines personnes feront tout pour s'en procurer un, quitte à aller le chercher à l'étranger en contournant la loi française. Et ça on ne peut pas l'empêcher. Cela dit, un grand nombre de propriétaires ont conscience que leur animal peut être dangereux et respectent les règles de sécurité.

Dans le cas actuel, le propriétaire du chien qui a tué la petite fille était en règle (déclaration à la mairie, assurance...). Selon vous, faut-il revoir la loi?
Non, je pense que la législation actuelle est satisfaisante. La réglementation est assez précise, elle oblige à tenir les chiens en laisse avec une muselière. C'est la police municipale qui est chargée de faire respecter les règles en matière de chiens dangereux et j'ai remarqué au cours de ma carrière un certain laxisme. C'est bien de faire des lois, mais encore faut il les appliquer!

Cela dit, il est important de sensibliser les gens. 28 décès après une morsure de chien depuis 1989, c'est énorme, c'est beaucoup trop. A titre personnel, je ne vois pas pourquoi il faut un permis de chasse ou de pêche et pas un permis pour détenir un chien d'attaque! Après tout, les propriétaires détiennent potentiellement une bombe à retardement...

Est-ce que l'on peut avoir totalement confiance en certains chiens?
Non, il y a toujours un risque avec un chien quel qu'il soit. Le risque zéro n'existe pas. Tous les chiens, même les Labrador, peuvent mordre par surprise. Certains s'arrêtent vite, conscients d'avoir fait une bêtise. Alors que d'autres vont s'acharner sur leur proie. Et là, il y a une vraie différence selon les races!

La dog attitude est parmi nous



La "dog attitude" est parmi nous : près de 9 millions de chiens en France, et presque autant de maîtres raides dingues... Tour de niche humoristico-rigolo de maîtresses accros, mais pas dingos !

Humour, fantaisie, et tendresse pour leur chien

Boutique premier âge pour chien
« Où sont les tapis d'éveil ? » Comme dans toute boutique premier âge, la réponse fuse : « Au fond à droite. » Sauf que le tapis est pour Elliott, 5 mois, une boule de poils, saint-bernard de son état, qui se déplace par sauts de cabri pour gober des mouches imaginaires... « Elliott est dispersé, mais avide d'apprendre, et même très en avance pour son âge, c'est rare pour la race », se félicite sa maîtresse. Surtout, faire comme si tout était normal. Nous sommes samedi après-midi, c'est l'heure des courses au "Prisu des animaux". Forcément, faut bien manger et s'habiller.

Dans les paniers, croquettes « aroma fresh » au yogourt et autres nonos goût salami. Du côté des fringues, on se bouscule : un arrivage de trench-coats demi-saison : « Regarde, ma Nénette, je t'avais dit qu'on ferait les magasins pour toi... Non, c'est du jean, elle ne va pas aimer. - Ah... ? - Oui, ça l'agresse, elle préfère les doublés cotonnade. » Bien, bien... Notre regard est brusquement happé par le clone de Bruce Willis, carrure virile et sensualité torride, littéralement subjugué par le pouic-pouic d'une carotte en caoutchouc qu'il actionne avec enthousiasme à la truffe de son bouledogue. Carotte subitement délaissée au profit du grelin-grelin d'une baballe sonore... C'est alors que s'avance une fashionista, alias un pékinois en total look monogrammé - manteau, collier, laisse - et barrette strass-argent pour fixer la mise en plis de poils. « Tu voudrais le faire, le reportage ? » l'interroge sa très chic maîtresse, également monogrammée jusqu'à la broche-chien en Plexi sur le revers de veste. Au taquet, on attend la réponse. « Non, je crois que ça ne lui plaît pas, elle n'accroche pas avec vous. » Vlan ! Retoquée par un pékinois. Pas facile tous les jours comme job...

Heureusement, arrivait, peu après, Darwin, un labrador chocolat à l'allure de bon vivant : « Il me fait honte, vous savez. Il n'a pas l'air comme ça, mais il fait les poubelles... Comme si je ne le nourrissais pas ! Vous avez vu la dégaine de pépère ? Oui, tu peux bien me regarder de haut, mais tu ressembles à une vache. (Aparté à l'intention dudit Darwin, imperturbable.) Il n'a que 3 ans, il va se bousiller les articulations. A partir d'aujourd'hui, je le mets aux croquettes de régime. »

Le point commun à tous ces maîtres ?
L'humour, la fantaisie et la tendresse pour leur chien. On est loin de l'image du propriétaire qui s'accroche à son animal pour combler un manque affectif abyssal ou encore de la misanthropie tendance Bardot. Bien sûr, cela existe, mais les maîtres et les maîtresses que nous avons rencontrés ont un amour, des enfants parfois, un job intéressant, une tête bien vissée sur les épaules et aussi... un toutou, un molosse, une choupette, dont ils sont fans, et qui ne se gêne pas pour les faire tourner en bourrique.

Oscar, le chat qui pressent la mort des patients dans une unité de soins Alzheimer



Oscar est un jeune chat tigré blanc et gris qui réside au 3ème étage d'une unité de soins pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer à Providence aux Etats-Unis. Jusque là, rien d'extraordinaire. Pourtant, ce chat est doté d'un sixième sens : en effet, il pressent le décès des patients et vient s'installer à leurs côtés dans leurs derniers instants…

Oscar, deux ans, a été recueilli par l'hôpital alors qu'il n'était encore qu'un chaton.

Il vit depuis au 3ème étage d'une unité de soins spécialisée dans la prise en charge des personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer à Providence (Rhode Island), au nord-est des Etats-Unis, près de Boston.

Au début, rien ne distinguait ce chat d'un autre. Mais au bout de six mois, le personnel médical s'est aperçu que lorsque le matou se rapprochait d'un malade, qu'il le reniflait, qu'il tournait au tour et que finalement il s'installait à ses côtés… la mort était imminente. En revanche, au-delà de cette attitude, ce chat n'est pas particulièrement « câlin » avec les patients.

Cette prescience a d'ores et déjà été observée dans 25 cas. Et l'exactitude de l'animal a même incité les soignants à prévenir la famille d'un patient lorsque le félin venait se blottir contre lui.
« Il semble comprendre quand les patients sont sur le point de mourir » remarque le Dr David Dosa, gériatre dans cette structure de soins, qui a d'ailleurs publié un article au sujet d'Oscar dans la très sérieuse revue New England Journal of Medicine. « Au 3ème étage, personne ne meurt sans avoir eu la visite d'Oscar » précise-t-il encore.

Le chat a même accompagné des personnes âgées, qui, sans sa présence, seraient mortes seules. Toutefois, les médecins précisent que la plupart du temps, les mourants ne s'aperçoivent pas de la présence de l'animal… Et c'est tant mieux, car sinon, à chaque fois qu'Oscar s'assied près de vous…

D'un point de vue scientifique, personne n'explique ce comportement. Toujours est-il que le personnel de cette unité de soins est convaincu du don d'Oscar. Le chat a même reçu une médaille pour le récompenser de ses services.

Au-delà de ce cas bien particulier, certaines unités Alzheimer ou maisons de retraite, travaillent avec les animaux (chiens ou chats) pour réconforter les résidents, adoucir leur quotidien, les maintenir en contact avec la réalité…

mercredi 29 août 2007

La cryptorchidie chez le chien


Si l'un des testicules de votre chien de plus de 4 mois n'est ni visible, ni palpable, il est sans doute atteint de cryptorchidie. La stérilisation de votre ami est dès lors indispensable afin d'éviter les conséquences néfastes liées à cette anomalie.

Les testicules du chiot, avant et après sa naissance

Chez les fœtus mâles, les testicules se trouvent dans l'abdomen. Lors de la naissance du chiot, ils descendent vers les bourses, à l'extérieur de l'abdomen, en passant à travers un orifice nommé "canal inguinal" qui abritera notamment par la suite les vaisseaux sanguins nourrissant les testicules. Ainsi, les deux testicules terminent normalement leur descente dès l'âge de 10 jours. Cependant, jusqu'à l'âge de 10 semaines, leur palpation est parfois difficile à cause de leur petite taille et de la graisse se trouvant dans les bourses. Si tout se passe bien, les testicules doivent dès lors être palpables chez les chiots de 3 mois. Cependant, dans certains cas, les testicules restent dans l'abdomen ou dans le canal qui devrait normalement permettre leur descente. Ainsi, s'ils ne sont pas complètement descendus à 4 mois, le chiot est victime d'une anomalie appelée "cryptorchidie". Elle peut affecter les deux testicules, mais souvent, la maladie ne concerne qu'un seul organe. Cette anomalie est héréditaire et fait partie des vices rédhibitoires chez les chiens.

Cryptorchidie : conséquences

Contrairement aux testicules correctement logés dans leurs bourses, les testicules se trouvant dans l'abdomen ne produisent pas de spermatozoïdes mais uniquement de la testostérone, parfois en quantité anormalement élevée. Cette situation induit souvent une modification du comportement se manifestant par de l'agressivité ou par une libido anormalement élevée. De plus, les animaux souffrant de cryptorchidie bilatérale sont en général stériles, à l'opposé de ceux possédant un testicule normal. Ces derniers sont dès lors capables de se reproduire et peuvent transmettre l'anomalie à leur descendance! Enfin, les testicules se trouvant dans une position anormale peuvent être le siège de phénomènes tumoraux chez les chiens de plus de 18 mois. Les tumeurs des testicules mettent en péril la vie des chiens qui en sont atteints notamment à cause du risque de métastases des tumeurs malignes ou de compression des autres organes de l'abdomen lorsque la tumeur grossit.
Le traitement est chirurgical !

Afin d'éviter les désagréments cités plus haut, il est utile de stériliser (ôter les 2 testicules) les chiens victimes de cryptorchidie. Il existe également des traitements hormonaux destinés à faire descendre les testicules mais ils sont souvent inefficaces et sont en outre à proscrire absolument, car ils permettraient aux chiens atteints de transmettre leur anomalie.

Et chez les chats ?

Chez les chats, les testicules se trouvant en position anormale sont rarement le siège d'un phénomène tumoral. Ils se transforment le plus souvent en tissu fibreux inactif. La maladie étant aussi héréditaire chez cette espèce, il convient dès lors de castrer les chats atteints.

Comment éviter les accidents avec les chiens dangereux ?





Créé en 1999, le dispositif de contrôle des chiens dangereux peine à démontrer son efficacité.

Depuis 1989, 28 personnes sont mortes en France sous les crocs de chiens dangereux. La plupart du temps, les victimes sont des jeunes enfants ou des personnes âgées, ce qui renforce l’émotion populaire à chacun de ces faits divers. Le premier ministre François Fillon a donc demandé la mise en place de « règlementations beaucoup plus sévères » face à des « chiens qui n'ont pas leur place dans la société, dans la ville ».
La loi fondatrice en la matière date de 1999. Votée sous le gouvernement Jospin, elle fait la distinction entre les chiens d’attaque et les chiens de défense, à une époque où le nom du « pitbull » fait une apparition fracassante dans le langage courant. (voir l'aide mémoire illustré en PDF)
0 à 4 morts par an
On compte comme « chien d’attaques », ou « catégorie 1 » les animaux qui ne sont pas inscrits à un livre généalogique et dont la morphologie les rapproche des races Staffordshire terrier, American Staffordshire terrier (ces deux « races » formant les « pitbulls »), Mastiff ou Tosa. Leurs propriétaires doivent les stériliser, les tenir en laisse avec une muselière, ou les emmener dans des lieux publics. Il est également interdit d’en faire l’élevage, de les céder ou de les acheter. On compte environ 9.000 de ces chiens en France.
Les chiens de garde ou de défense (catégorie 2) regroupent les Staffordshire terrier, American Staffordshire terrier, Mastiff ou Tosa dont l’appartenance à la race est formellement attestée au Livre des Origines Françaises. On y trouve également tous les chiens ressemblant à la race Rottweiler. Ils ne sont pas soumis à une obligation de stérilisation, et l’on peut en faire le commerce, mais il faut les promener avec une laisse et une muselière. Au total, les chiens de défense comptent quelque 71.000 animaux à l’heure actuelle.
L’efficacité de ces mesures laisse à désirer : on dénombre ainsi entre 0 et 4 morts chaque année, que ce soit avant ou après le votre de la loi sur les chiens dangereux. Le maximum (4) a été atteint en 1989, 1992 et 2003. De même, il y a eu exactement le même nombre de morts dans les huit années qui ont précédé le vote de la loi que dans les huit années qui ont suivis. Seule différence : les coupables étaient le plus souvent, au début des années 1990, des « bergers allemands », qui avaient à cette époque la réputation dont ont hérité les pitbulls.
Permis canin ou interdiction ?
Face à ce statu quo, le durcissement de l’arsenal législatif a en fait rarement lieu. En novembre 2006, Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, a fait voter le doublement des peines de prisons pour détention de chien de première ou deuxième catégorie sans autorisation. « Si même un jour on peut aller jusqu'à l'interdiction de la possession de ces animaux, cela sera parfait », avait-il lancé à l’époque en les qualifiants « d’armes ».
Une solution adoptée en 2005 par le parlement néerlandais, qui a tout simplement interdit la possession de chiens de «type Pitbull», définis par une description physique détaillée sans s’attacher à la race et au pedigree. D’autres pays ont innovés en matière de chiens dangereux : l’Allemagne a instauré un « permis canin » alors que l’Espagne impose un « microprocesseur de reconnaissance ».

Britney Spears est accusée de maltraiter son chien



De nombreuses plaintes à la SCPA (la SPA américaine) faisaient état de mauvais traitements infligés par Britney à son petit chiot, un Yorkshire répondant au nom de London.


En effet, l'animal s'est blessé à la patte, et des témoins accusaient Britney de mal le soigner.

Heureusement, après investigation, l'association de défense des animaux a fait savoir que London, allait bien. La branche de Los Angeles a en effet reçu "une confirmation écrite de la part d'un vétérinaire que le chien de Britney Spears, London, recevait les soins nécessaires pour soigner sa patte".

"La SCPA de Los Angeles tient à remercier Mademoiselle Spears de sa coopération sur cette affaire", a fait savoir le groupe dans un communiqué.

Il s'avérerait surtout que c'est son fils, qui aurait casser la patte de cette pauvre bête.
C'est honteux